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10 conseils pour réussir son business plan

Faire un bon business plan n’est pas forcément chose aisée pour un porteur de projet. Il convient de respecter certains points essentiels à la cohérence du business plan. Voici les 10 conseils de Compta-Facile pour réussir son business plan.

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Conseils pour réussir la partie financière de son business plan

Réussir la partie financière d’un business plan peut paraître à priori complexe mais elle appelle simplement une certaine logique.

Conseil n°1 : se baser sur des prévisions réalistes

Le prévisionnel financier représente une traduction chiffrée d’un projet ; cette traduction devant être la plus proche de la réalité. Cette qualité ne sera présente dans un business plan que si les « matières premières » (ou autrement dit les données prévisionnelles) utilisées dans la construction des tableaux financiers soient justes et évalués de manière la plus objective qu’il soit.

Les deux plus grands dangers qui guettent un porteur de projet sont :

  • la surestimation du chiffre d’affaires : il convient d’y prêter une attention particulière car, contrairement à ce que beaucoup d’entre eux pensent, tout le temps passé sur le plan opérationnel n’est pas forcément valorisable et ne génère pas obligatoirement de chiffre d’affaires
  • la sous-évaluation du besoin en fonds de roulement : le BFR représente une donnée clef du business plan mais il est généralement mal chiffré. Et pourtant, une mauvaise estimation du BFR est l’une des premières causes de disparition des entreprises nouvelles… A ce titre, les délais de paiement (clients/fournisseurs) doivent être étudiés de manière précise, comme l’achat de stocks de départ et le délai de rotation des stocks.

Pour estimer au mieux l’ensemble des données prévisionnelles du business plan :

Conseil n° 2 : envisager un scénario pessimiste

Outre le fait d’être réaliste, il peut être intéressant de devenir temporairement « pessimiste » en envisageant un scénario catastrophe qui tiendrait compte d’un chiffre d’affaires moins important d’environ 20 à 25% par rapport à la version « normale ». Les impacts d’une baisse de chiffre d’affaires sur la structure financière de l’entreprise pourront ainsi être mis en évidence. La rentabilité du projet devra être analysée une nouvelle fois.

Cela permettra d’identifier les charges pouvant être compressées et réduites avec le niveau de l’activité (ce que l’on appelle les charges variables) et celles qui persisteront à un montant équivalent, quel que soit le niveau de l’activité (ce sont les charges variables).

Bien évidemment, même dans le cadre du scénario pessimiste, les résultats financiers devront être positifs (même s’ils ne seront pas forcément élevés).

Conseil n° 3 : respecter certains équilibres financiers

Construire un bon business plan n’est pas suffisant, encore faut-il respecter certaines normes et ratios financiers.

Sur le plan des équilibres :

  • les biens durables doivent être financés par des ressources de la même nature (les investissements à long terme doivent être financés au moyen d’apports en capital et de souscription d’emprunt, les stocks doivent être financés par des apports en comptes courants et grâce à la négociation d’un délai de paiement auprès des fournisseurs),
  • les banques n’acceptent généralement pas de prêter l’intégralité des sommes représentatives du besoin financier d’un projet. Elles exigent dans la plupart des cas un apport de l’ordre de 20% de la part du porteur de projet. Cela permettra également de « crédibiliser » le projet et de montrer que l’entrepreneur croit en sa réussite.

Au niveau des normes :

  • le ratio [ endettement net / capacité d’autofinancement ] doit être inférieur à 3 ou 4,
  • le ratio [ annuité de remboursement du prêt / capacité d’autofinancement ] doit être inférieur à 0,5,
  • le taux de marge doit s’apparenter à celui pratiqué sur le marché dans le même secteur d’activité (un écart pourra toutefois exister mais il doit être justifié).

Conseil n° 4 : adapter son business plan à l’interlocuteur

Nous le répétons souvent mais cela est indispensable : il n’existe pas « un » business plan mais « des » business plan. Une version de ce document doit être établie et personnalisée pour chacun de ses destinataires. Elle doit mettre en exergue des notions ainsi que des ratios financiers qui intéressent concrètement son lecteur. A titre d’exemple, un business plan à destination d’un banquier insistera plutôt sur des notions comme la capacité d’autofinancement, la capacité de remboursement, le taux d’endettement tandis qu’un business plan adressé à un investisseur s’attardera sur des notions plus financières comme le résultat net, le seuil de rentabilité, le dividende net par action, etc.

Cette remarque vaut tant pour la partie financière que pour la partie rédactionnelle.

Conseil n° 5 : soigner la présentation

La partie financière est composé d’un ensemble de tableaux financiers dont la présentation doit être irréprochable. Le porteur de projet pourra utiliser un tableur Excel, une application en ligne ou même un logiciel de business plan mais il devra veiller à ce que le produit fini soit de qualité.

Pour savoir comment présenter chaque tableau financier composant un business plan :

Conseil n° 6 : bien choisir ses annexes

Tout document prouvant la véracité des informations de la partie financière devra être insérée en annexe du business plan. C’est généralement le cas des résultats de l’étude de marché, des lettres de clients, des principaux contrats de partenariats et de certains tableaux financiers optionnels comme le récapitulatif des investissements, le récapitulatif des financements, le tableau de TVA, le budget mensuel de trésorerie, le récapitulatif des frais généraux, les charges de personnel, le détail des remboursement d’emprunt, etc.

Conseils pour réussir la partie rédactionnelle de son business plan

Pour réussir la partie rédactionnelle d’un business plan, il suffit de faire preuve de bon sens, d’être clair et cohérent.

Conseil n° 7 : éviter les fautes d’orthographe

Ce point est essentiel : la partie rédactionnelle doit être exempte de toute faute d’orthographe, de grammaire, d’accord ou de conjugaison. Cela contribuera à rassurer le lecteur sur le sérieux du projet. Pour cela, il est indispensable que le rédacteur se relise et se fasse relire par une personne de confiance (par les différents associés, par sa famille, par son expert-comptable ou son conseiller). Il convient également d’éviter le langage familier.

D’ailleurs, on conseille généralement, après avoir rédigé la partie rédactionnelle, de s’octroyer une petite « pause » et de s’aérer l’esprit pour se consacrer à une relecture rigoureuse plus tard.

Conseil n° 8 : aérer le texte

Il faut à tout prix éviter les pavés de textes sans sauts de pages ni de retours à la ligne qui ne donneront pas envie d’être lus par l’interlocuteur. La partie rédactionnelle d’un business plan doit être aérée et elle peut être ponctuée d’images. Un sommaire doit être intégré et le dossier complet doit être paginé.

Tout cela rendra le business plan du porteur de projet agréable à lire.

Conseil n° 9 : rester simple

Il est inutile d’entrer avec précision dans les détails au sein de la partie rédactionnelle. Il n’est pas nécessaire, par exemple, de détailler en profondeur les spécificités techniques du projet. Il convient d’être précis tout en restant généraliste. En effet, sauf à tomber sur un spécialiste, le destinataire ne comprendra rien à ce qui est indiqué. L’utilisation à outrance d’un jargon spécifique doit également être proscrite. Aller à l’essentiel est une priorité même si cela ne doit pas occulter le travail effectué en amont.

Il est alors important de présenter l’offre de manière globale, d’insister sur ses points forts et de reconnaître ses points faibles.

Conseil n° 10 : être cohérent

La partie rédactionnelle doit permettre de mettre en évidence une cohérence certaine entre les objectifs de l’entreprise, les moyens qu’elle va déployer, le marché visé et la place des concurrents dans ce dernier.

Le lien entre l’expérience professionnelle de l’entrepreneur et son projet sera également primordial car il sera étudié par celui qui va juger le projet.

Conclusion : réussir son business plan est avant tout une question de bon sens. Toutefois, malgré les conseils exposés ci-dessus, le recours à un professionnel s’avère parfois indispensable notamment pour ce qui concerne la construction des tableaux financiers.

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A propos de Thibaut Clermont

Thibaut Clermont
Thibaut CLERMONT, mémorialiste en expertise-comptable et webmaster de Compta-Facile, site d'information sur la comptabilité rattaché au réseau FCIC-MEDIA.

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