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Les amortissements comptables

De manière générale, cet article a pour but d’expliquer ce que sont les amortissements comptables et de détailler les principales caractéristiques de celui-ci (immobilisations amortissables, modalités de calcul des amortissements, date de début d’amortissement).

Un autre article traite de manière plus détaillée la comptabilisation des amortissements d’immobilisations.

Les amortissement comptables

1. Qu’est-ce qu’un amortissement comptable ?

Un amortissement correspond à une constatation de perte de valeur d’un bien, du fait de son usage (usure physique), de l’évolution technique (obsolescence de l’actif) ou bien tout simplement du temps.

La comptabilisation d’amortissement est obligatoire à la clôture de chaque exercice comptable, même si le résultat comptable d’un exercice se traduit par une perte.

2. Quelles sont les immobilisations amortissables ?

En principe, toutes les immobilisations corporelles sont amortissables, à l’exception des terrains et des œuvres d’art. Sont donc amortissables :

  • les constructions, installations générales, agencements,
  • les matériels et outillages industriels,
  • les matériels de transport, matériels de bureau et informatique,
  • le mobilier.

Certaines immobilisations incorporelles sont amortissables. C’est notamment le cas pour :

  • les brevets d’inventions, les licences,
  • les logiciels et coûts de développement,
  • les Sites Internet (sous conditions)

En revanche, certaines immobilisations incorporelles ne sont pas amortissables (le fonds de commerce par exemple).

Les immobilisations financières ne sont pas amortissables. Elles peuvent toutefois faire l’objet d’une dépréciation (un prochain article abordera ce sujet).

3. Les durées pour calculer les amortissements comptables

La durée d’amortissement d’une immobilisation doit correspondre à la durée réelle d’utilisation du bien par l’entreprise. Certaines PME sont autorisées à ne pas rechercher les durées d’utilisation et à appliquer les durées d’usage fiscalement admises (dans ce dernier cas, ces entreprises sont dispensées de déterminer la durée réelle d’utilisation de leurs immobilisations).

Les sociétés pouvant bénéficier de cette disposition sont celles qui ne dépassent pas deux des trois seuils suivants, à la clôture d’un exercice :

  • total bilan ≤ 3 650 000 € (ré-haussé à 4 000 000 €),
  • chiffre d’affaires hors taxes ≤ 7 300 000 € (porté à 8 000 000 €)
  • et Salariés ≤ 50.

Pour les entreprises répondant aux conditions ci-dessus, voici les durées les plus couramment admises par l’administration fiscale :

  • matériel : entre 6 et 10 ans,
  • outillage : entre 5 et 10 ans,
  • matériel de transport : entre 4 et 5 ans,
  • mobilier : 10 ans,
  • matériel informatique (ordinateur notamment) : 3 ans,
  • brevets : 5 ans,
  • logiciels : 3 ans.

L’administration fiscale admet un écart de 20 % par rapport aux usages de la profession. De plus, elle prévoit l’application de dispositifs de faveur permettant d’amortir rapidement certains biens : les amortissements exceptionnels.

Pour plus d’informations : choisir la durée d’amortissement d’amortissement d’une immobilisation.

4. La date de début des amortissements comptables

En comptabilité, l’amortissement d’une immobilisation débute à compter de la mise en service du bien (date à laquelle l’immobilisation est en état de fonctionner selon l’utilisation prévue).

Remarque : fiscalement, les règles sont les mêmes si l’amortissement linéaire est utilisé. En revanche, si l’entreprise a recours au mode dégressif fiscal, la date de début d’amortissement est le premier jour du mois d’acquisition du bien.

5. Quelles sont les méthodes d’amortissement comptables ?

Plusieurs méthodes d’amortissements sont autorisées :

A. L’amortissement linéaire

Cette méthode consiste à répartir de manière égale la perte de valeur des immobilisations de manière constante sur la durée de vie de ce dernier (il s’agit de la durée réelle d’utilisation telle qu’elle a été définie par l’entreprise). Le taux d’amortissement est calculé comme suit : ( 100 / nombre d’années de la durée de vie du bien ) %. Par exemple, pour un ordinateur amorti sur 3 années, le taux d’amortissement sera de [ (100/3) / 100 ] soit 33,33 % par année complète (il convient ensuite de calculer l’amortissement réel au prorata du nombre de jours de l’exercice sur un total de 360 jours par année pleine).

Exemple : un matériel informatique a été acheté le 15 avril N pour 1 200 € ht. L’entreprise clôture son exercice comptable au 31 décembre de chaque année. Le bien est amorti selon le mode linéaire en 3 années (soit un taux d’amortissement de 33,33 %). Le montant de l’amortissement est donc de 283 € pour le premier exercice comptable ( 1 200 * 33,33 % * 255 / 360 ), de 400 € pour le deuxième exercice et le troisième exercice ( 1 200 * 33,33 % ) et enfin de 117 € pour le quatrième exercice ( 1 200 * 33,33 % * 105 / 360 ).

Pour approfondir cette notion : construire un tableau d’amortissement d’immobilisation selon le mode linéaire.

Fiscalement, la méthode de l’amortissement linéaire constitue le mode normal d’amortissement. Il constitue la référence de calcul pour l’application de la règle de l’amortissement minimal (voir ci-dessous : Existe-t-il une limite à l’amortissement ?).

B. L’amortissement variable

Cette méthode consiste à amortir un bien sur la base des unités d’œuvre qu’il consomme. Cela revient, par exemple, pour un véhicule à l’amortir en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Pour une machine, il est possible de retenir le nombre de pièces fabriquées.  Les unités d’œuvre doivent être connues de manière fiable dès l’origine et ne pas varier pas de manière aléatoire.

C. L’amortissement dégressif

Ce mode est une forme d’avantage fiscal accordé aux entreprises. Il consiste à appliquer un coefficient fiscal au taux linéaire (ce coefficient est de 1,25 pour les durées d’amortissement comprises entre 3 et 4 ans, 1,75 pour les durées de 5 et 6 ans et de 2,25 pour les durées supérieures à 6 ans). Le complément d’amortissement résultant de l’application du mode dégressif doit obligatoirement être comptabilisé en amortissements dérogatoires.

Exemple : un outillage a été acquis le 01/01/N pour 8 000 €. Il est amorti sur une durée de 4 années. L’entreprise clôture son exercice social au 31 décembre de chaque année.

  • Si elle avait utilisé le mode linéaire, elle amortirait le bien pour 2 000 € chaque année ( 8 000 * (100/4)% ) pendant 4 ans ;
  • Avec l’amortissement dégressif fiscal, elle pourrait déduire ses amortissements au taux de 31,25 % (  8 000 * (100/4) % * 1,25 ) la première année soit un amortissement total de 2 500 € (dont amortissements économiques : 2 000 € et amortissements dérogatoires : 500 €) ;
  • Ensuite, lorsque l’annuité dégressive devient inférieure au rapport entre la valeur résiduelle par le nombre d’années restant à courir, l’entreprise applique un amortissement égal à une annuité linéaire sur la durée restant à courir (ce dernier est calculé sur la valeur résiduelle de l’immobilisation, compte tenu de la durée d’amortissement restante)
  • En fin d’année 1, le rapport est de 1 833 ( (8 000-2 500) / 3 ). Le montant de l’amortissement déductible fiscalement est donc de 1 833 € et l’entreprise a comptabilisé un amortissement de 2 000 euros selon le mode linéaire. Elle doit donc effectuer une reprise partielle des amortissements dérogatoires qu’elle avait doté en année 1 pour la différence, étalée sur la durée restant à courir (soit 167 euros pendant 3 années).

Voici le détail du plan d’amortissement :

Année Base amortissable Amortissement  fiscal Amortissement économique Amortissement dérogatoire Valeur  résiduelle Valeur résiduelle/Nb d’années restantes
1 8 000 2 500 (1) 2 000 500 5 500 (2) 1 833 (3)
2 1 833 (4) 2 000 -167 3 667
3 1 833 2 000 -167 1 834
4 1 833 2 000 -167 0
Total 8 000 8 000 0 0

(1)  8 000 * (1/4) * 1,25

(2) Il s’agit de la valeur nette comptable calculée comme suit : 8 000 – 2 500

(3) Quotient évoqué (rapport entre la valeur résiduelle par le nombre d’années restant à courir) : 5 500 / ( 4 – 1 )

(4) Amortissements calculés selon le mode linéaire, sur la valeur résiduelle du bien et étalés durée restant à courir soit : 5 500 / 3

Remarque : l’amortissement dégressif est calculé chaque année sur la valeur résiduelle de l’immobilisation. De plus, tous les biens ne sont pas éligibles à cet amortissement (seuls les biens acquis neufs et dont la durée fiscale d’amortissement est supérieure à 3 années sont éligibles à cet amortissement). Sont notamment exclus les véhicules de tourisme.

Quoiqu’il en soit, l’entreprise doit établir un plan d’amortissement propre à chaque bien. Ce plan doit tenir compte de la base d’amortissement du bien, de sa valeur résiduelle et de son mode d’amortissement.

Pour approfondir cette notion : construire un tableau d’amortissement d’immobilisation selon le mode dégressif.

6. Existe-t-il une limite aux amortissements comptables ?

Une limite fixée par l’administration fiscale est imposée aux entreprises (cette limite est uniquement d’ordre fiscale, elle ne s’applique pas en comptabilité, dans les comptes annuels de l’entité). Fiscalement, l’amortissement ne peut être inférieur ou supérieur à l’amortissement calculé selon le mode linéaire (sauf dans le cas de l’amortissement dégressif fiscal) :

  • si l’amortissement comptable est inférieur à l’amortissement fiscalement déductible, un amortissement dérogatoire doit être enregistré en comptabilité ;
  • si l’amortissement comptable est supérieur à l’amortissement fiscalement déductible, l’entreprise doit réintégrer de manière extra-comptable (dans sa déclaration de résultat annuelle) les amortissements excédentaires.

Remarque : Certaines immobilisations incorporelles peuvent bénéficier d’un amortissement exceptionnel fiscal de 12 mois (les logiciels par exemple).

Certains investissements réalisés entre le 15 avril 2015 et le 14 avril 2016 peuvent bénéficier, sous conditions, d’une déduction exceptionnelle extra-comptable de 40% : il s’agit du suramortissement fiscal d’immobilisations. Attention, cette mesure n’a d’impacts qu’en matière fiscale (et non en comptabilité).

A propos de Thibaut Clermont

Thibaut Clermont
Thibaut CLERMONT, mémorialiste en expertise-comptable et webmaster de Compta-Facile, site d'information sur la comptabilité rattaché au réseau FCIC-MEDIA.

96 commentaires

  1. Bonjour,
    Votre site est excellent, c’est très méthodique et très clair.
    Merci de nous en faire profiter, bonne continuation.
    L.

  2. merci pour le détail et la finesse dans le developpement du chapitre j’ai bien compris

  3. Merci pour cette leçon. C’est très facile et utile, mais on aurait besoin d’exemples.

  4. Merci beaucoup pour toutes ces informations, que ça soit sur les amortissements comptables ou les les soldes intermédiaires de gestion par exemple.
    Tout est clair à chaque fois, même pour moi qui débute dans ce domaine !
    Merci encore !

  5. Franchement super site j’ai compris du premier coup continuez comme cela, ça fait plaisir !

  6. Sie Meleme Anne Sarra de Milly

    Merci pour votre aide !

  7. Bonjour, vos explications sont très claires mais j’ai une question. Au regard des limites imposées par l’administration fiscale, il est obligatoire de faire un plan d’amortissement comptable ET fiscal pour chaque investissement? Un plan d’amortissement comptable seul n’a pas de valeur s’il faut de toute façon faire un plan d’amortissement fiscal? Je ne comprends pas bien cette problématique . Merci de vos réponses

    • Thibaut Clermont

      Bonjour.
      En théorie, effectivement, il convient d’effectuer deux plans d’amortissement : un plan d’amortissement comptable et un plan d’amortissement fiscal. La justification est très simple : la comptabilité relève d’une autre branche du droit que la fiscalité. Ainsi, lorsque l’amortissement comptable calculé au titre d’une année est inférieur à l’amortissement fiscal, il convient de constater le surplus en comptabilisant un amortissement dérogatoire. A l’inverse (amortissement comptable supérieur à l’amortissement fiscal), il conviendra de comptabiliser l’intégralité de l’amortissement en comptabilité et de réintégrer de manière extra-comptable (sur la liasse fiscal) la quote-part d’amortissement excédentaire.
      Cependant, les PME peuvent utiliser comme durées d’amortissement comptables les durées d’usage fiscalement admises. Ainsi, les deux plans d’amortissement sont identiques et ne donneront lieu à aucune correction.
      J’espère avoir répondu à votre question. Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  8. Bonjour,
    je rejoins les avis précédents : vos explications sont très claires, bien détaillées et facilitent grandement la compréhension de toutes les opérations comptables. Merci pour votre support.
    J’ai besoin d’une précision : existe-t’il une durée d’amortissement réduite pour un bien acheté d’occasion ?
    Dans mon cas, il s’agit d’un chariot élévateur acheté 3400 €.
    Merci d’avance pour votre réponse.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour et merci pour vos encouragements.
      Vous pouvez (et devez d’ailleurs) en théorie amortir votre matériel sur la durée réelle d’utilisation prévue du bien en comptabilité. En fiscalité, les petites entreprises sont autorisées à ne pas rechercher cette durée et à appliquer les durées d’amortissement fiscalement admises (environ 5 ans dans votre cas). Vous pouvez l’amortir sur une durée moindre mais vous devrez, dans ce cas, éventuellement pratiquer une réintégration extra-comptable de la quote-part d’amortissements excédentaires.
      Enfin, étant donné que le bien est acheté d’occasion, vous ne pouvez pratiquer un amortissement dégressif (je vous conseille d’utiliser la méthode de l’amortissement linéaire).
      J’espère avoir répondu à votre question. Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  9. Peut-on dire que le dégressif n’est quasiment plus utilisé par les entreprises et que tout se fait en linéaire pour faciliter les choses ?

    • Thibaut Clermont

      Bonjour.
      Oui, effectivement, la plupart des entreprises choisissent par mesure de simplicité l’amortissement linéaire. L’amortissement dégressif n’est pas pour autant tombé en désuétude : il est utilisé pour le matériel qui se déprécie rapidement en début d’utilisation (matériel informatique acquis à l’état neuf par exemple). Tout dépend de la politique d’amortissement de l’entreprise. Bonne journée à vous. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  10. Bonjour. Je voudrais savoir comment calculer l’amortissement d’une immobilisation de 150.000 euros achetée en avril, mise en service en juillet et amortie sur 5 ans. Merci.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour.
      Pour vous répondre, j’aurais besoin de connaître :
      – le type d’amortissement pratiqué (linéaire ou dégressif),
      – la date de clôture de votre exercice comptable.
      D’avance merci. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  11. Merci. Je voudrais connaître les caractéristiques des différentes méthodes d’amortissement.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour. Les caractéristiques des différents modes d’amortissement sont détaillées avec précision dans cet article exhaustif. Bien cordialement, Thibaut CLERMONT.

  12. Bonjour.
    J’ai besoin d’aide pour le calcul de l’amortissement linéaire. Une entreprise assujettie à la TVA (19,6%),dont l’exercice comptable court du 01.01 au 31.12.2007 a acquis le 30.12.2007 un camion dont le prix d’acquisition est de 80000 euros (date de mise en service le 10.01.2008). Sa durée d’amortissement est de 4 ans. Merci.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour. L’amortissement linéaire est calculé à partir du jour de la mise en service effective du camion (en comptabilité, on parle de début de consommation des avantages économiques futurs). Le montant hors taxes de l’investissement est-il bien de 80000 euros ? En 2007, vous ne procéderez donc à aucun amortissement. En 2008, vous constaterez un amortissement de 19444 euros [80000*(1/4)*350/360]. De 2009 à 2011, le montant des dotations aux amortissements sera de 20000 euros (80000*(1/4)). Enfin, début 2012, il sera amortit totalement pour 556 euros [80000*(1/4)*10/360]. J’espère avoir répondu à votre question. Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

      • Merci pour votre aide
        Bonne soirée

      • Bonjour.
        L’entreprise a acquis du matériel en 2013 et il a été immobilisé. Cependant en mars 2014, nous avons reçu un avoir pour ce matériel. Comment dois-je le saisir en comptabilité ? En moins du compte 215400 ? Et dans mon logiciel de gestion des immobilisations, dois-je sortir l’immobilisation pour le même montant ? Merci de votre retour.

        • Thibaut Clermont

          Bonjour.
          Votre raisonnement est correct :
          – En comptabilité, il convient de diminuer la valeur d’entrée du bien (débit du compte 4041 « Fournisseurs – Achats d’immobilisations » et crédit des compte 44562 « TVA déductible sur immobilisations » et 2154 « Matériel industriel »). Attention, cela constituera votre nouvelle base d’amortissement.
          – Dans le logiciel de gestion des immobilisations, sortir le bien pour la fraction correspondant à l’avoir.
          Pour plus d’informations, je vous invite à consulter un article que nos équipes ont rédigé : comptabiliser un avoir fournisseur. Bon après-midi. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  13. Bonjour,

    Avant tout merci pour vos articles clairs et pratiques.

    J’aimerais cependant connaître les conséquences pratiques de la fin d’un amortissement pour le résultat de l’entreprise. Autrement dit, si au bout de cinq ans, l’entreprise a amortit une machine payée 10 000€ (2000€ amortis chaque année), et qu’elle ne procède pas à son remplacement car cette dernière continue de fonctionner parfaitement pendant les cinq années suivantes, cela veut-il dire que le résultat est susceptible d’augmenter de +/- 2000€ annuellement ?

    Pour mon cas précisément, je ne me sors pas un gros salaire car j’ai encore de gros investissements de départ (entreprise ouverte il y a 4 ans et demi) en amortissement. A la fin de ces amortissements, puis-je espérer voir mon résultat net augmenter et alors prendre une petite partie en salaire?

    Merci d’avance.

    Thomas.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour et merci pour vos encouragements.
      Pour répondre à votre question, dans la mesure où votre appareil productif sera totalement amorti, il ne générera plus de dotations aux amortissements. Par conséquent, votre résultat comptable va mécaniquement augmenter de 2000 euros (sauf si vous réinvestissez dans de nouvelles machines). Petite nuance toutefois, en comptabilité vous êtes, en théorie, dans l’obligation d’amortir vos immobilisations sur leur durée prévue d’utilisation (10 ans dans votre cas) sauf si vous êtes une petite entreprise (vous pouvez, dans ce cas, utiliser les durées d’usage fiscalement admises).
      Donc, à un niveau d’activité constant, vous pourrez prendre un salaire diminuer votre résultat net comptable. Attention, cela ne vaut qu’en matière de résultat (et non en matière de trésorerie) puisque les amortissements sont des charges calculées (sans impact sur la trésorerie) alors que votre salaire et les charges sociales afférentes seront marqués par des décaissements effectifs.
      J’espère avoir répondu à votre question. Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

      • Bonjour,

        Je vous remercie pour votre aide et votre réponse rapide!

        Justement, j’ai du mal à faire la distinction entre la trésorerie et le résultat d’un point de vue comptable. Car d’un point de vue pratique, étant en Entreprise Individuelle, je ponctionne une partie de ma trésorerie mensuelle pour me verser un salaire. Mon résultat annuel me permet de réévaluer mon salaire chaque année, en prenant soin de garder un minimum de trésorerie.

        Ce que j’aimerais savoir c’est, si mon amortissement arrive à sa fin, mon résultat gonflera chaque année de 2000€ (pour rester dans le cas décrit précédemment). Je pourrai donc envisager une petite augmentation de salaire, tout en gardant une trésorerie acceptable. Est-ce juste?

        En pratique est-ce les mêmes conséquences pour le salaire lorsque des prêts arrivent à termes?

        Très cordialement,

        Thomas

        • Thibaut Clermont

          Bonjour,
          Oui, si vous raisonnez en terme de « résultat » votre raisonnement est bon. En revanche, si vous raisonnez en terme de « trésorerie », il n’est pas correct car les dotations aux amortissements sont des charges calculées non décaissées (le décaissement correspondant a été effectué lors de l’achat initial de l’immobilisation, en une seule fois).
          Dans votre cas, en entreprise individuelle, la rémunération du travail de l’exploitant n’est pas déductible des revenus imposables. Elle n’est généralement pas comptabilisée (nous avons consacré un article à ce sujet : la comptabilisation de la rémunération du chef d’entreprise).
          Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

          • Bonjour,

            Je vous remercie chaleureusement de votre temps et de ces précisions!

            Je vous souhaite une bonne continuation.

            Cordialement,

            Thomas.

  14. Bonjour,
    Etant en BTS Assistant de Gestion 1 an, j’ai beaucoup de mal à comprendre les cours en Gestion Des Actifs (surtout que je suis en CIF et j’ai laissé les bancs de l’école plus de 10 ans). Je n’arrive pas à analyser les tableaux d’amortissements (linéaire, dégressif et avantage économique). Quels conseils pouvez-vous me donner ? En vous remerciant de l’aide apportée par votre site. Je vous remercie de l’attention que vous porterez à mon message.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Quelles notions vous posent-elles des difficultés précisément ? Quel objectif poursuit votre analyse des tableaux d’amortissement (but) ?
      A vous lire. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  15. Bonjour,

    Tout d’abord, merci beaucoup pour ces explications qui permettent d’éclairer le brouillard que la comptabilité m’inspire pour l’étudiante que je suis.
    J’ai cependant une question concernant les amortissements en dégressif et les amortissements exceptionnels.
    Comment doit on effectuer le calcul prorata temporis pour un bien acquis par exemple le 18/02 ou le 04/04 sur la première année d’exercice et sur la dernière année s’il vous plaît ?

    Je vous remercie de l’attention portée à ma requête.

    Alizé

    • Thibaut Clermont

      Bonjour et merci pour vos encouragements. Pour répondre à votre question, lorsque vous avez recours au mode dégressif fiscal, la date de début d’amortissement est le premier jour du mois d’acquisition du bien. Vous devez donc compter le mois entamé comme un mois entier. Si vous clôturez votre exercice comptable au 31/12, le prorata temporis est donc de :
      – 11/12 pour le bien acquis le 18/02
      – 9/12 pour le bien acquis le 04/04
      En espérant avoir répondu à votre question. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  16. Bonjour

    J’ai acheté une machine que j’ai amortie sur 5 ans . Là, je viens de lui changer une pièce qui coûte 745€ TTC. Je ne sais pas si je dois passer cette pièce en charge ou en immo. Merci à vous.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Tout dépend si elle a pour effet d’allonger la durée de vie de l’immobilisation concernée ou non (?). Combien d’années d’amortissements restait-il dans le plan d’amortissement de cette machine ? Quel est le coût d’entrée initial de l’immobilisation ? A vous lire, cordialement, Thibaut CLERMONT.

      • Merci pour vos réponses précieuses. Je voudrais savoir dans quel compte puis-je enregistrer un gerbeur et une mini-pelle ? Sur combien d’années puis-je les amortir (5 ans) ? Cordialement.

        • Thibaut Clermont

          Bonjour. Ces biens peuvent être comptabilisés dans le compte 2154 « matériel industriel » et doivent être amortis sur leur durée d’utilisation prévue (sauf si vous remplissez les conditions pour utiliser les durées d’usage fiscalement admises (dans ce cas, vous pouvez effectivement les amortir sur une durée de 5 années). Bon après-midi. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  17. Avant tout, merci pour vos explications , il est difficile d’avoir des réponses claires quand on doit se lancer en comptabilité quand ce n’est pas notre domaine. J’ai un souci d’écriture car j’ai acheté du mobilier amorti sur 5 ans. Malheureusement, un meuble a cassé avant la fin de l’amortissement et j’ai du le remplacer. Faut-il que j’amortisse le solde de mon meuble (sachant que sur ma ligne, j’ai plusieurs meubles) et dois-je recrée une ligne pour mon nouveau meuble ? j’espère avoir été assez claire. Merci d’avance.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour et merci pour vos encouragements. Il est nécessaire de mettre au rebut une fraction de votre immobilisation (c’est-à-dire de la sortir de l’actif de votre entreprise ; pour plus d’informations : la mise au rebut d’immobilisations). Vous pourrez inscrire votre nouveau meuble en immobilisation et l’amortir. Le reste du meuble doit suivre le même plan d’amortissement que celui qui avait été établi initialement. J’espère avoir répondu à votre question. Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  18. Bonjour,
    J’aurais besoin d’un avis et d’une précision. J’ai racheté en mars 2014 l’intégralité des loyers du leasing de ma voiture que j’utilise à 80% professionnellement. La voiture a été mise en circulation en août 2011. Mon AGA me conseille un amortissement linéaire sur 2 ans. Je trouve cela exagéré même si c’est une voiture d’occasion car il me semblait bien (votre article et les commentaire le confirment) qu’un véhicule est amortissable sur 4 à 5 ans. Qu’en pensez-vous ?
    D’autre part, qu’est-ce que je « risque » en inscrivant ma voiture au registre des immobilisations mais en utilisant le barème kilométrique lors de ma déclaration (s’il est plus avantageux fiscalement l’année suivante d’utiliser le barème kilométrique par exemple).
    Je vous remercie par avance de votre réponse.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour.
      Tout d’abord, sous quelle forme juridique exercez-vous votre activité ? Et de quel statut bénéficiez-vous au sein de celle-ci ?
      S’agit de la durée d’amortissement de votre véhicule, votre AGA a raison. En général, à l’issue d’un leasing, le matériel peut être racheté moyennant une somme (valeur de rachat exprimée en pourcentage de la valeur brute du véhicule). Sachant que le montant a déjà été utilisé (et qu’il a déjà donné lieu à comptabilisation de loyers, déductibles des bénéfices de l’entreprise), il apparaît tout à fait possible d’amortir cette valeur de rachat sur une durée de 2 années.
      Enfin, je vous déconseille formellement de vous attarder sur votre dernière remarque. Etant donné que l’immobilisation avait fait l’objet d’un leasing au bénéfice de l’entreprise, elle doit être rachetée par celle-ci. La carte grise doit être établie à son nom et vous ne pouvez utiliser de barème kilométrique (sauf le barème spécial prévu par l’administration fiscale pour l’entrepreneur individuel, sous certaines conditions). En contrepartie, tous les frais afférents au véhicule doivent être payés par l’entreprise.
      J’espère avoir répondu à vos questions. Bon après-midi. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  19. Merci ! Je suis en première année de BTS CGO et, pour être honnête, je pensais finir l’année et choisir une autre voie. Mais depuis que j’ai découvert Compta-Facile, j’ai repris confiance et souhaite continuer mes études en comptabilité. Merci encore.

  20. Très bonnes explications. Serait-il possible de faire des cours sous forme de vidéos ?

  21. Bonjour,
    Moi qui n’avait strictement rien compris sur le chapitre « amortissements » en formation, voila que grâce à vos explications, c’est fait. Merci beaucoup ! J’ai juste une question concernant la méthode des unités d’oeuvre. Comment calculer ce type d’amortissement ? Merci encore.

    • Thibaut Clermont
      Thibaut Clermont

      Bonjour et merci pour vos encouragements. Dans la méthode des unités d’oeuvre, il est nécessaire de définir, au préalable, le nombre d’unité d’oeuvre total attendu lors de la consommation du bien puis de déterminer la consommation année par année. Prenons l’exemple d’un véhicule acheté neuf pour 10 000 euros. Si l’entreprise estime l’utiliser pour effectuer environ 200 000 kilomètres à hauteur de 50 000 km par an, elle va comptabiliser, chaque année, un amortissement de 2 500 (10.000*50.000/200.000). Attention toutefois, ces règles sont admises en comptabilité mais elles doivent respecter les limites fiscales ou, à défaut, faire l’objet d’un amortissement dérogatoire ou d’une réintégration extra-comptable (voir le point 6 de l’article). Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  22. Re-bonjour et re-félicitation pour votre site.
    Selon vous un boitier photo est-il amorti sur 5 ou 3 ans comme le matériel informatique a forte obsolescence ? J’ai positionné les optiques sur 5 ans. Un smartphone de moins de 500 euros HT (498) peut il malgré tout être amorti en linéaire ? Merci.

    • Thibaut Clermont
      Thibaut Clermont

      Bonjour et merci pour vos encouragements. Oui, vous pouvez choisir d’amortir votre boitier photo sur une durée de 5 années. En théorie, la durée d’amortissement comptable doit correspondre à sa durée d’utilisation prévue. S’agissant du smartphone, vous pouvez tout à faire décider de l’immobiliser et de l’amortir en comptabilité (généralement sur 3 années). Attention toutefois, si vous choisissez d’inscrire à l’actif un bien de moins de 500 euros HT, vous devrez procéder à ce même traitement comptable pour les biens similaires. Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  23. Bonjour, après avoir lu cet article très bien rédigé et surtout compréhensible, j’aurais souhaité être conseillée.
    Pour mon projet de terminale je travaille sur un emprunt de véhicule utilitaire. J’ai choisi d’effectuer le plan d’amortissement linéaire et non linéaire pour avoir une comparaison sur une durée de 5 ans. Mon professeur demande de justifier ce choix, j’ai donc répondu que durant l’année nous avions étudié des cas similaires et que la durée était la suivante. Elle m’a répondu qu’il y avait une raison précise ; raison que je ne trouve pas. Avez-vous une idée ?

    • Thibaut Clermont
      Thibaut Clermont

      Bonjour,
      En comptabilité, les immobilisations doivent être amorties sur leur durée d’utilisation prévue. Si vous amortissez un véhicule sur 5 années, cela signifie que vous envisagez de l’utiliser pendant 5 ans. Il existe une tolérance fiscale (telle qu’elle est présentée dans le point 3 de cet article) qui permet aux petites et moyennes entreprises de ne pas rechercher les durées comptables et de retenir les durées d’usage admises en fiscalité (cette durée est, en l’occurrence, de 4 ou 5 années pour le matériel de transport).
      Bon weekend. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  24. Bonjour et merci pour cet article !

  25. Bonjour,
    J’aurais besoin de précisions concernant l’amortissement de biens achetés d’occasion. Quelle durée utiliser?
    Par exemple pour un bien dont la durée d’usage est de 5 ans, s’il a déjà été utilisé pendant 3 ans ? Doit-on l’amortir sur la durée d’usage « résiduelle » soit 2 ans ? Ou sur une durée de 3 ou 4 ans comme il semble avoir été dit dans des réponses précédentes?
    Et s’il a été utilisé pendant 5 ans déjà ?
    Merci d’avance pour votre explication.
    Cordialement.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Peu importe le caractère neuf ou d’occasion des immobilisations, vous devez retenir comme durée d’amortissement la durée d’utilisation prévue du bien en question (sans tenir compte de l’amortissement déjà pratiqué par le précédent utilisateur. La possibilité d’utiliser les durées d’usage fiscales ne représente qu’une tolérance administrative. Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  26. Bonjour,
    Tout d’abord merci pour le site ! les documentations sont vraiment simples et facile à comprendre même pour les débutants comme moi. Ma question est de savoir ce qu’apporte la constatation de perte de valeur des immobilisations à l’entreprise (immobilisation corporelle) ? Merci.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Les amortissements d’une immobilisation consistent simplement à constater la perte de valeur du bien, compte tenu de l’utilisation qui est faite par l’entreprise ou de l’obsolescence de ce dernier. Ils permettent de contribuer à l’élaboration d’un bilan donnant une image fidèle du patrimoine de l’entreprise puisque, si l’immobilisation demeurait au bilan pour sa valeur brute, les tiers seraient induits en erreur.
      Pour information, la comptabilisation d’amortissements est obligatoire, que ce soit en comptabilité ou en matière fiscale.
      Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  27. Bonjour, et toutes mes félicitations pour la clarté du site et de vos explications !

    J’aurais trois questions, car je ne retrouve nulle part les informations qui permettraient de répondre à mon cas précis :

    J’étudie de mon côté l’achat d’un véhicule utilitaire qui sera utilisé à 75% pour mes besoins pro (je précise que je suis profession libérale et membre d’une AGA).

    1) Je lis de toutes parts que j’aurais tout intérêt à d’abord le louer en LOA, puis le racheter en passant le bien en immo avec amortissement supplémentaire sur 1 ou 2 an sur la VR (valeur de rachat).
    Je ne suis pas convaincu car je lis par ailleurs qu’en finançant ce même véhicule à crédit, sur une durée égale à celle de la location, les intérêts de l’emprunt étaient déductibles, de même que les échéances du prêt, à proportion de l’utilisation en pro, bien sûr.
    Qu’en pensez-vous ? – La valeur neuve (ou jeune occasion) du véhicule est d’environ 40-45.000€

    2) Les loyers d’une LOA sont-ils déductibles en totalité ou également au prorata de son utilisation professionnelle ? (j’ai lu des informations contradictoires à ce sujet).

    3) L’utilisation de ce véhicule, peu intense, me permettra en théorie de le conserver au moins 12, voire 15 ans. Dans ce cas, est-il possible de l’amortir sur plus de 5 ans (comme c’est d’usage), ou est-ce totalement exclu ? – En cas de financement à crédit sur 6 ou 7 ans comme plusieurs établissements me le proposent, je trouverais plus judicieux d’amortir ce bien sur 6 ou 7 ans. Qu’en pensez-vous ?

    Excellente journée !
    Merci.
    H.H.

    • Thibaut Clermont
      Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Dans l’hypothèse où le bien serait financé en LOA, vous déduirez une fraction des loyers (celle correspondant à l’utilisation professionnelle du véhicule). A l’inverse, si vous financez le véhicule par un prêt, vous déduirez des amortissements (calculés sur la valeur brute d’entrée du véhicule, sous réserve de réintégrer ceux qui correspondent à l’utilisation personnelle du bien) ainsi que les intérêts et l’assurance du remboursement de prêt.
      Sachez simplement qu’une LOA coûte généralement plus cher à l’entreprise qu’un financement par prêt (le taux étant plus élevé).
      Sur la durée d’amortissement du véhicule, celle-ci doit correspondre à la durée d’utilisation prévue du bien. Vous pouvez retenir les durées d’amortissement couramment admises en fiscalité si vous remplissez les conditions pour en bénéficier.
      Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  28. Bonjour,
    J’ai un problème pour passer mes écritures.
    Une voiture d’occasion a été achetée fin décembre 2013 pour 2.300 €. Elle a été amortie en 2014 pour 460 € (20%). Sa valeur nette comptable s’établit donc à 1.840 €. En août 2015, elle est hors service (non réparable).
    Quelles sont les écritures comptables à enregistrer pour le sortir ?
    Merci d’avance
    Cordialement.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Vous pouvez comptabiliser les écritures prévues pour la mise au rebut des immobilisations :
      – débit du compte 6811 « Dotations aux amortissements sur immobilisations » afin de constater l’amortissement « normal » du véhicule entre le 01/01/2015 et le 31/07/2015
      – crédit du compte 28182 « Amortissements du matériel de transport » pour le même montant
      Puis :
      – débit du compte 6871 « Dotations aux amortissements exceptionnels des immobilisations » afin de solder la valeur nette comptable du bien
      – crédit du compte 28182 « Amortissements du matériel de transport » pour le même montant
      Et enfin :
      – débit du compte 28182 « Amortissements du matériel de transport » pour le montant total des amortissements pratiqués soit 2.300 €
      – crédit du compte 2182 « Matériel de transport » pour 2.300 €.
      Attention, la sortie du véhicule de l’actif de l’entreprise ne peut être effective que si vous l’avez vendue (pour pièce) ou cédée pour destruction. Autrement dit, l’entreprise ne doit plus en être propriétaire.
      Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  29. Bonjour,
    J’aimerais savoir comment on peut retrouver un taux d’amortissement sachant que le mode d’amortissement est linéaire.
    J’achete le 01/04/N une machine pour 115 000HT. Dans la balance avant inventaire, au 31/12/N+5, la VNC s’élève à 46 718,75€.
    Merci d’avance

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Dans votre cas, le montant total des amortissements pratiqués entre le 01/04/N et le 31/12/N+5 s’élève à 68.281,25 € (115.000-46.718,75).
      Il convient simplement de poser l’équation suivante : 115.000 x [ 5 + (9/12) ] x Tx amort= 68.281,25
      661.250 x Tx amort = 68.281,25 soit Tx amort = 10,326086%. Cela paraît plutôt étrange comme taux mais si vous affirmez qu’il s’agit d’un amortissement linéaire, c’est bien cela.
      Pour plus d’informations : faire un tableau d’amortissement linéaire.
      Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  30. Bonjour, vos explications sont très concises et en même temps très précises. Je tiens à vous en remercier.

    Je voulais savoir s’il est possible de calculer un prorata temporis sur la première et la dernière année d’un amortissement linéaire par UO (ou variable). Autrement dit, Y-a-t-il, lorsqu’une voiture (par exemple) est amortissable sur 5 ans en fonction des KM parcourus chaque année, un prorata à faire la première année (si l’acquisition a été faite durant l’année) ?

    Aussi, le cas m’est arrivé, je voulais savoir s’il est possible d’avoir un compte 145 négatif? Si, par exemple, au cours d’une période, l’amortissement fiscal se retrouve supérieur à l’amortissement variable.

    Merci d’avance.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Tout d’abord, merci pour vos encouragements.
      En cas de recours à la méthode de l’amortissement par unité d’oeuvre, aucun prorata temporis ne doit être pris en compte car l’ajustement se fait automatiquement en fonction de la référence d’UO choisie. Dans votre exemple, l’amortissement du véhicule ne sera pas calculé sur 5 années mais sur un nombre total théorique de kilomètres effectués. Les amortissements seront donc ventilés en fonction des kilomètres effectués.
      D’autre part, il est impossible que le compte 145 présente un solde débiteur. Il est obligatoirement créditeur (pour consulter un exemple : les amortissements dérogatoires).
      Bon après-midi. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  31. Bonsoir,

    Un grand merci pour la réalisation de ces articles forts utiles !

    Les outillages comme un mettre ruban, un marteau, une perceuse, etc sont donc également à amortir? Il convient de calculer les amortissements sur le total de la rubrique « Installations, machines et outillages »?

    Bien à vous,

    Diane

  32. Bonjour,

    Merci pour votre article complet et intéressant.

    Je voudrais savoir si une licence 4 et une marque déposée à l’INPI sont amortissables ?

    D’autre part, je projette de créer un « bar tatouage ». J’ai déjà effectué l’étude de marché j’en suis actuellement au business plan. Auriez-vous des conseils pour bien m’orienter ?

    Merci d’avance.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour et merci pour vos encouragements.
      Concrètement, une licence IV n’est pas amortissable (puisqu’il n’est pas prévu que les avantages économiques futurs qu’elle concède prendront fin à une date déterminée ou déterminable). En revanche, les marques déposées à l’INPI sont protégées pour une durée déterminée. Vous pouvez donc les amortir sur cette durée.
      S’agissant de nos conseils quant à l’élaboration de votre business plan, je vous conseille de vous procurer notre livre réussir son business plan qui vous offrira toutes les clefs pour bâtir un business plan cohérent.
      Bon après-midi. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  33. Bonjour,

    Tout d’abord merci pour votre site qui est particulièrement utile.

    J’ai une petite question qui m’a posé problème: doit on appliquer un prorata temporis sur un amortissement économique?
    Théoriquement il me semble que oui, mais les corrections de certains de mes exercices ne l’appliquent pas; est ce normal?

    Cordialement,

    baptiste

  34. Bonjour,
    Vous nous avez déjà conseillé et encore aujourd’hui nous aurions besoin de votre aide. Le 1er janvier 2012 nous avons procédé à la réfection de notre cabinet médical pour une somme de 4000 €. A cette époque nous avons établi un amortissement linéaire sur 5 ans. Or, depuis le 1er mai 2016 nous avons déménagé et nous devons sortir cet amortissement de notre comptabilité.Je ne sais pas comment comptabiliser cette opération. Quels comptes doit-on utiliser pour réaliser cette opération ?
    En vous remerciant vivement de votre aide recevez mes sincères salutations.
    Joëlle

    • Thibaut Clermont
      Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Vous devez effectivement calculer un amortissement économique jusqu’à la date de « mise en rebut » et l’enregistrer dans les comptes au moyen de l’écriture suivante : débit du compte 68112 « Dotations aux amortissements sur immobilisations corporelles » par le crédit du compte 281* « Amortissements des immobilisations corporelles ».
      Puis vous devez comptabiliser une écriture de dotations aux amortissements exceptionnels : débit du compte 6871 « Dotations aux amortissements exceptionnels des immobilisations » par le crédit du compte 281* « Amortissement des immobilisations corporelles ».
      Excellente journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  35. Bonjour,
    Je suis en train de préparer mon plan de financement pour la reprise d’un fond de commerce d’un restaurant et je souhaitais savoir si le matériel de cuisine acheté en 2007 est toujours amortissable à aujourd’hui. Ces achats se montent à 95 198 € et le cumul antérieur sur le bilan au 31/03/15 est de 93 607 €.
    Quel sera environ le montant de mes amortissements sur ces matériels ?
    Merci pour votre retour.
    Cordialement.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Dans votre business plan, vous devez normalement vous baser sur le prix de vente du fonds de commerce en y dissociant la valeur attribuable à chaque élément [immobilisations corporelless (matériels notamment) et immobilisations incorporelles (droit au bail, brevets, marques et, par différence, fonds commercial)] pour calculer vos dotations aux amortissements. Vous ne devez pas calculer vos amortissements sur les valeurs brutes comptables du dernier bilan du vendeur de fonds.
      Pour vous aider dans votre démarche : le plan de financement prévisionnel.
      Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  36. Merci beaucoup pour toutes ces informations. Bonne continuation.

  37. Je vous dis tout simplement BRAVO. Salam

  38. Bonjour,
    Petite question : une fois le bien amorti, faut il le sortir des immobilisations (exemple: ordinateur, meuble de bureau…) ?
    Si oui/non, quelle différence existe-t-il sur le plan fiscal ?
    Merci.

  39. Bonjour, Bravo et merci pour la qualité de l’article et des réponses apportées aux questions des lecteurs, c’est très instructif.
    Je fais face à une situation quelque peu particulière et n’ai pas trouvé la solution sur la toile, peut-être pouvez-vous m’aider?

    Je constate des frais de R&D pendant 4 ans avant la commercialisation de la technologie développée. Je souhaite immobiliser ces frais (et les amortir linéaire sur 5 ans, tout simplement) mais je lis que je ne peux amortir une immo qu’à compter du moment où elle entre en service.
    Est-ce que je peux alors immobiliser les frais tout les ans et ne commencer l’amortissement qu’en N+4 ?

    Je ne sais pas si je suis clair et vous remercie d’avance pour votre réponse,
    Bien à vous,
    Victor

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      En effet, sur le plan comptable, les frais de recherche et développement ne peuvent être amortis qu’à leur date de mise en service c’est-à-dire à la date du début de l’utilisation du résultat des développements (la commercialisation de la technologie dans votre cas).
      En revanche, fiscalement, ils doivent être amortis dès lors que ces frais ont été inscrits à l’actif. La doctrine professionnelle comptable préconise donc la constatation d’amortissements dérogatoires calculés sur la durée prévisible de l’utilisation des résultats de la recherche et des développements activités dans la limite de 5 ans.
      J’espère avoir répondu à votre question. Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  40. Bonjour,

    étant artiste plasticien (principalement photographe), j’ai récemment fait l’acquisition de divers matériels en vue de la poursuite de mon activité.
    Sur le plan comptable général, je ne trouve pas le code pouvant être appliqué à du matériel comme les optiques photographiques par exemple, je suppose que cela relève des « autres immobilisations corporelles » (218) mais qu’en est-il plus précisément ?
    Et aussi, je dois souvent me réapprovisionner en film négatif argentique qui est donc un consommable, cela relève-t-il toujours des immobilisations corporelles ? Et étant donné que ces mêmes négatifs sont utilisés dans l’année, puis je déduire 100% des frais du produit en question ou y’a-t-il une subtilité à connaitre concernant ce type de matériel ?
    Enfin, pouvez vous me confirmer que l’achat de matériel d’occasion ne peut pas faire l’objet d’un amortissement dégressif ?
    Par avance, merci de votre réponse.
    Cordialement,
    L.Cammal

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Votre matériel (optiques photographiques) doit être comptabilisé dans le même compte que les appareils photos auxquels il se rattache (à mon avis, le compte 2183 « Matériel de bureau et matériel informatique  » peut être utilisé). Vos consommables ne doivent, bien évidemment, pas figurer en immobilisations étant donné qu’ils sont conservés pendant une durée inférieure à l’exercice comptable. Ils seront donc déductibles en intégralité à la date d’acquisition et doivent être comptabilisés dans un compte de charges (le compte 6022 « Fournitures consommables » par exemple). Enfin, je vous confirme que les immobilisations achetées d’occasion ne sont pas éligibles à l’amortissement dégressif.
      Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  41. Bonjour,

    j’aurais une question. une entreprise possède des immobilisations (engins). Celle-ci est mise en sommeil et le gérant ouvre une autre société. Il souhaite transférer ces engins sur la nouvelle société. Sachant que ce sont des engins qui datent de 3 ans, 5 ans, et que la nouvelle société ne les achète pas (aucune somme n’est décaissée). Doit-on quand même les passer en immobilisations ? Et si oui, comment les amortir en comptabilité ?

    Merci.

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Cette pratique est totalement illégale et le gérant commet un délit d’abus de bien social. L’immobilisation appartient à l’entreprise en sommeil et ne peut être transférée sur la nouvelle structure. Elle doit lui être vendue ou loué. Aucune alternative n’est possible. Vendue, elle sera comptabilisée en tant qu’acquisition d’immobilisation sur la nouvelle entité. Louée, elle sera enregistré dans le compte 613 « Locations ».
      Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  42. Bonjour,
    J’aurais voulu savoir si la base amortissable correspondait à la valeur TTC ou HT du bien,
    Et je tenais à vous remercier pour l’utilité qu’apporte votre site à des personnes comme moi,
    Cordialement,

    • Thibaut Clermont

      Bonjour et merci pour vos encouragements.
      La base amortissable d’une immobilisation est le montant hors taxes du bien si vous êtes en mesure de récupérer la TVA sur cet achat. A défaut, les amortissements comptables seront pratiqués sur le montant TTC de l’investissement.
      Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

  43. Bonjour,
    Merci pour votre article.
    J’ai une question sur la date de début des amortissements comptables.
    Par exemple, nous achetons un moule pour produire des pièces plastiques. Cependant, avec celui-ci nous ne produisons pas en série.
    Nous faisons des tests, des essais, du prototypage. De plus, les clients ne sont pas forcément en face.
    Est ce que nous devons amortir ce moule ou le mettre en immobilisation en-cours?
    Merci.
    Cordialement,

    • Thibaut Clermont

      Bonjour,
      Etant donné que ce bien est utilisé, vous devez obligatoirement l’amortir dans la mesure où il perd de la valeur avec le temps et vous apporte des avantages économiques futurs (les prototypes débouchent généralement sur une production à plus grande échelle, le moule vous permet donc de produire par la suite en série, même si cela est réalisé à l’aide d’autres machines).
      Bonne journée. Cordialement, Thibaut CLERMONT.

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